UMP : Des voeux de campagne à Vincennes pour Xavier Bertrand

2012 est une année pas comme les autres, une année d'élections présidentielles. Pour ses voeux, l'UMP du Val-de-marne se réunissait à l'école du sud pour des voeux combatifs, en réunissant plus de 400 adhérents et sympathisants, en présence de Patrick Beaudouin, député-maire de Saint-Mandé, de Catherine Procaccia, sénatrice et conseillère générale de Vincennes, et de Xavier Bertrand, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé.



UMP : Des voeux de campagne à Vincennes pour Xavier Bertrand
"La gauche caviar qui nous donne des leçons d'éthique et de morale et qui le soir rentre se coucher place des Vosges, je ne la supporte plus", affirme d'emblée le député-maire de Saint-Mandé. C'est devant une assistance impressionnante de plus de 400 personnes que les responsables UMP ont présenté leurs voeux en ce dernier jour de janvier, juste à temps. Tellement impressionnante que le hall de l'école du sud de Vincennes était comble et que l'événement aurait mérité une plus grande salle, telle celle de Coeur de ville.
Il faut dire que nous entrons dans une année d'élections présidentielles et législatives. Mais c'est aussi du fait de la présence de Xavier Bertrand que tant de militants de sympathisants avaient fait le déplacement. Etaient également présents plusieurs députés-maires UMP des villes voisines, Patrick Beaudouin, député-maire de Vincennes, et Catherine Procaccia, conseillère générale du canton et sénatrice récemment réélue. Le maire de Vincennes, Laurent Lafon, avait été convié, mais n'était pas présent.

UMP : Des voeux de campagne à Vincennes pour Xavier Bertrand
"Magré tout, Nicolas Sarkozy a réussi des réformes considérables, a souligné en introduction de cette réunion Patrick Beaudouin, en revenant sur les différentes réformes du quinquennat, regrettant qu'en France, "on jette des pierres sur les pompiers. Quand on veut changer, quand on en a le courage, on peut changer les choses. C'est le grand combat de l'année 2012. Le monde a changé, nous nous devons d'évoluer, de nous adapter." "La division qui nous a fait perdre un siège au Sénat ne doit pas se renouveler", a souligné pour sa part Catherine Procaccia.

UMP : Des voeux de campagne à Vincennes pour Xavier Bertrand
Catherine Procaccia a pour sa part voulu revenir sur son expérience de sénatrice : "Je veux témoigner de ce qui se passe au Sénat depuis octobre. Le Sénat est passé à gauche à 4 voix. Le sénat, je ne le reconnais plus, et je parle de mes collègues de gauche, avec lesquels nous échangions, nous partagions. Il y avait du respect, une écoute, nous acceptions de modifier les textes. Depuis octobre, nous avons l'impression d'être à l'Assemblée Nationale de 1981 : le sectarisme, l'absence d'écoute ont pris le pouvoir. L'ensemble du Sénat n'a plus qu'une fonction : défaire toutes les lois votées : remise en cause du travail le dimanche.. Avec la gauche, il n'y aura plus une nouvelle zone touristique. Si Nogent parvient à avoir un casino, il ne serait pas ouvert le dimanche. On a remis en cause le conseiller territorial, il est vrai que des milliers d'élus de plus ou de moins, en ce moment, ce n'est pas essentiel... Or c'est le premier texte sur lequel on a voté. Le sénat a voté plus de 40 milliards de dépenses supplémentaires. Moi, je vous le dis : j'ai peur pour la France, car je vois ce qu'ils font, beaucoup plus que mes collègues de l'Assemblée. Je dis merci aux députés qui redressent le gouvernail, sinon la France va plonger. D'autant plus que la gauche est tenue par les Verts, encore plus rouges que les communistes hier. Il ne faut pas que Vincennes/Saint-Mandé/Fontenay devienne une circonscription de gauche. C'est un enjeu considérable pour les Verts de prendre cette circonscription. IL ne faut pas que l'Assemblée passe à gauche, il ne faut pas de France sans contrepouvoirs. Esssayons de faire en 2012 que ce qui s'est passé au Sénat ne se passe pas à l'Assemblée et à la Présidence de la République."

Avant que Xavier Bertrand ne prenne la parole, Michel Herbillon, président de l'UMP Val de Marne, et député-maie de Maisons-Alfort a tenu à témoigner du rôle joué par Xavier Bertrand pour maintenir le service de chirurgie cardiaque du centre Henri Mondor : " je veux témoigner de l'écoute concrète et efficace de Xavier Bertrand sur ce dossier. Il est venu sur place, sans presse,pour faire son travail de ministre en rencontrant les médecins, le personnel, et Claude Evin, président de l'ARS, qui s'opposait à nous. Il a donné l'autorisation de recruter des cardiologues supplémentaires."



UMP : Des voeux de campagne à Vincennes pour Xavier Bertrand
Xavier Bertrand a d'abord tenu à saluer Patrick Beaudouin, rapporteur du texte sur les anciens combattants, " qui a fait du 11 novembre la fête des morts pour la France, et mettre le nom de tous les morts sur le monument aux morts. C'est important, quand on a une action qui répond à des valeurs, chapeau. Pour 2012, pour les législatives, les choses sont claires, vous savez qui est le meilleur député pour la circonscription ! ", a-t-il affirmé sous les applaudissements de la salle.
" Catherine, je la retrouve, a-t-il poursuivi. C'est une sacrée sénatrice, avec qui je me suis retrouvé tard le soir à voter des textes au Sénat, sur le service minimum, car Catherine Procaccia fut le rapporteur du premier texte sur le sujet, qui correspond à nos valeurs sur le travail. Les uns étaient les otages des autres, ce n'était plus possible. Si on a réussi la réforme des retraites, c'est aussi parce que quand il y a des grèves, il y a moins de transports, mais il y en a. De même, si vous faites grève, c'est un droit constitutionnel. Mais si vous ne travaillez pas, vous ne serez pas payé. Quant aux grèves les jours de départ en vacances, je ne crois pas au hasard."

Revenant sur le sujet de l'hôpital Henri Mondor, Xavier Bertrand est revenu sur sa décision : "ce service avait l'impression d'être sacrifié, parce que ce n'était pas Paris. Gaulliste social, j'assume. L'idée de justice est essentielle, surtout en période de crise. La décision était injuste, elle n'était pas tenable. Si en tant que ministre, si je n'ai rien à dire, cela ne sert à rien. J'arrête la politique. J'ai pris une décision juste et efficace médicalement."

UMP : Des voeux de campagne à Vincennes pour Xavier Bertrand
" C'est une année pas comme les autres, a ensuite développé le ministre, lançant le sujet de cette année d'élections. On joue gros, la France joue gros cette année. La question est de savoir où est notre pays dans une crise européenne et mondiale. Soit on fait croire qu'il suffit de faire payer les riches pour s'en sortir, soit c'est plus compliqué que cela. On n'a peut-être pas tout fait bien, mais je ne supporte pas les donneurs de leçon du PS à l'Assemblée et sur les plateaux de TV. Cea me rappelle la fameuse phrase de Jack Lang en 1982 : "nous sommes passés des ténèbres à la lumièreé. Mais qui sont-ils pour dire ça ? Regardez Dozières : chaque année, il fait le budget de l'Elysée. Dommage qu'il ne l'ait pas fait sous Mitterrand ! Nicolas Sarkozy a tout ouvert à la Cour des Comptes à l'Elysée. Croyez-vous qu'il le reconnaîtrait ? Il faut dire que M Dozières a beaucoup à se faire pardonner, avec sa folie des grandeurs sans pareil dans les années 80. Il avait dans son bureau un mobilier hors de prix payé par les contribuables, alors qu'il était président du conseil général de l'Aisne et maire de Laon. Il avait même fait faire des devis pour acheter un hélicoptère pour aller de sa mairie au conseil général à Amiens. Ses amis ont fait sortir l'affaire pour le sortir du conseil. Voilà un exemple de donneur de leçons et personne ne dit rien."

Pour conclure avant de passer aux questions et opinions de la salle, Xavier Bertrand a conclu sur une note plus grave : "Cette campagne ne sera pas difficile, elle sera très difficile. On est dans une élection en période de crise sans précédent. Le chômage a progressé de 31% en France, de 41% dans toute l'Europe de 115% en Espagne, de 51% en Grande Bretagne. Je ne dis pas que tout va bien, mais on a peut-être mieux protégé les Français. Si vous ne le dites pas, personne ne le dira à notre place !"

Samedi 4 Février 2012
JUDIKAEL HIREL