Stationnement : gratuit, c'est finiAvis à tous ceux qui possèdent une voiture, mais pas de parking privé : les dernières rues encore en stationnement gratuit deviennent peu à peu payantes. Objectif : le tout payant en 2010. Avantages, inconvénients, la preuve par l'exemple.
Gratuit, c'est fini ! Qu'on se le dise : les dernières rues de Vincennes à être encore en stationnement gratuit n'en ont plus pour longtemps. A l'horizon 2010, soit dans quelques mois, c'est toute la ville qui sera passée en stationnement payant. Au menu : trois tarifs principaux. Sur les grands axes types Marigny, Fontenay ou rue de Paris ou du château, un stationnement rotatif payant d'un maximum de deux heures. Pour la majeure partie du reste de la ville : un stationnement payant mixte résidentiel. Enfin, pour les rues restantes, un passage au payant mixte résidentiel. Vous trouverez ces rues indiquées en rouge sur le plan ci-joint obtenu auprès des services municipaux.
Alors, pour ou contre le stationnement payant ? Pour l'avoir vécu déjà à deux reprises, à force de déménager de Vincennes à Vincennes, il faut bien reconnaître que ses vertus annoncées n'étaient en rien mensongères. Que ce soit au bord du RER, du côté de Pierre Brossolette, ou bien à proximité du donjon et de Franklin Roosevelt, ne plus avoir à tourner une demi heure pour trouver une place en bas de chez soi, cela vous change la vie et vaut bien quelques euros par semaine. Réserver le stationnement aux Vincennois, après tout, pourquoi pas ? L'étendre à celles et ceux qui y travaillent serait d'ailleurs tout aussi logique. Mais peut-être est-ce le cas.
Côté Est, il faut bien avouer que, contrairement au centre, l'information met un peu plus de temps à atteindre les citoyens. Dans le centre de Vincennes, un courrier vous prévenait à l'avance du passage de votre rue en stationnement payant, ce qui vous laissait le temps d'aller vous faire établir une carte de résident en mairie. A l'est, côté Libération, les parcmètres sont arrivés avant la lettre municipale, une semaine avant (on soulignera la superbe faute d'accord qui en ornait la deuxième phrase - votre quartier se voit attribué ce dispositif de stationnement résidentiel). Et non seulement les parcmètres sont arrivés vite et bien, mais les travaux pour les installer n'ont apparemment pas supposé de prévenir les riverains de déplacer leur véhicule pour éviter qu'il ne soit abîmé, notamment par la fixation des socles des machines à sous. Le diable est dans les détails, l'impression du souci du bien d'autrui aussi ! Ce qui est arrivé aussi un peu en avance, c'est une vague de PV soudaine, une semaine avant le passage au payant. Pour quel motif, dans une rue encore en stationnement gratuit ? S'être garé dans le mauvais sens dans une rue à double sens. Une première quand on s'est garé des années durant de cette façon sans jamais encourir l'ire des cyclistes en tenue bleue. Quotas en retard ou zèle sur commande ? Payez d'abord, contestez ensuite, telle est la règle en matière de PV.
Mais au-delà des aléas d'une mise en payant sur quelques rues parmi des centaines, mieux vaut se pencher sur le principe. Dans de telles rues, éloignées du métro, rares étaient les voitures ventouses de non Vincennois, nombreuses celles des riverains. Bilan sur une année, pour eux : environ 300 euros de plus à débourser par rapport à l'an passé pour se garer au tarif résidentiel. Pas très pouvoir d'achat. Quant au retour sur investissement municipal de l'installation de parcmètres sur une rue de 25 emplacements, à raison de 6 euros par semaine et par voiture, il suffirait de connaître le coût des machines et du temps passé à les installer pour le calculer. En tout cas, à l'heure où tant d'efforts sont déployés pour que le plus possible d'urbains laissent leur voiture garée pour faire usage qui des transports en commun qui des vélos, faire payer jusqu'aux confins de Vincennes n'est peut--être pas la plus écolo-logique des décisions.
Reste un vrai problème de stationnement, quand on n'a pas les moyens de s'offrir un parking, à l'achat ou en location : est-il normal, voire légal, quand un appartement récent change de main sur VIncennes, que les propriétaires puissent revendre séparément les appartements et la ou les places de parking qui y étaient initialement rattachées ? Au nom de la plus-value de l'un, c'est le nouveau Vincennois qui doit alors payer deux fois, pour un domicile et pour une place de parking. Dimanche 25 Octobre 2009
VH
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