Rencontres Internationales du cinéma de patrimoine, cinquième !Coup de projecteur sur un festival qui mérite le détour, tant par la richesse de sa programmation que par sa valeur ajoutée locale : faire venir à l'est de Paris, de l'autre côté du périphérique, la fine fleur du cinéma français et internationale. Rencontre exclusive avec Frédéric Vidal, son fondateur.
« En constante évolution, toujours fidèle à leur ambition : faire prendre conscience au plus large public que le patrimoine cinématographique est fragile et vulnérable, qu’il se perd autant de films qu’il s’en crée !, les Rencontres internationales du cinéma de patrimoine célèbrent leur 5e anniversaire. Organisées à Vincennes, ces rencontres sont toujours l’occasion de découvrir des films rares et de s’immerger, 4 jours durant, dans le meilleur du patrimoine cinématographique. »
Tout est dit, ou presque. Une occasion partagée de rencontres, de curiosité, une chance pas si courante aujourd'hui de vivre le cinéma autrement que dans son salon, seul devant son écran. et qui plus est sur une terre qui a connu les premiers tours de manivelle du 7e art. "Même si on intéresse un public international, j'ai tenu à ce que dès le début on ait un ancrage territorial, explique Frédéric Vidal. Quand on veut voir d'où cela est parti, si l'on doit l'invention du cinéma aux frères Lumière, on doit son industrialisation aux frères Pathé. Nous avons un vraie légitimité à proposer un festival de cinéma à Vincennes." Il faut aussi reconnaître que c'est intéressant, pour une fois, d'inverser le mouvement, et de faire venir les Parisiens à Vincennes. " On le vit à la remise des prix, quand les invités vous disent "mais c'est tout pr!s"? Et puis c'est étonnant le nombre de personnes de l'audiovisuel qui ont un lien avec Vincennes ou y vivent : Rochefort a passé son bac à Vincennes, Jean-Claude Carrière y a vécu,Le festival a été un révélateur pour identifier ces Vincennois, ou à proximité, comme Ariane Ascari, qui vit à Montreuil, ou Sandrine Bonnaire, pas très loin non plus. Ca tord un peu le cou aux idées préconçues quand on passe le périphérique. En fait, c'est plus facile de venir à Vincennes que d'aller au Palais des congrès ! Il y a presque un chauvinisme vincennois, comme en province !"
Mais, malgré leur appellation patrimoniale, ces Rencontres regardent à la fois devant et derrière, reviennent sur l'histoire du cinéma tout en se projetant vers son avenir. Avec des enjeux d'actualité comme le passage actuel au tout numérique. "Quand on sait que la technologie le permet, il faut une volonté, estime Frédéric Vidal. Cela pose des problèmes de process, de respect de l'intégrité de l'oeuvre, de démarche artistique. On est au coeur de l'actualité, à une charnière, entre transmission, et héritage. Il faut le faire découvrir par les jeunes, et il s'agit en même temps d'un enjeu économique, nous qui sommes au coeur d'un dispositif comme Cap digital, un pôle de compétititivité pour les images du futur. Notre festival est une vitrine convergente de tout cela, historiquement, techniquement, et d'un point de vue patrimonial. Et cela représente aussi les emplois de demain."
Vendredi 22 Janvier 2010
JUDIKAEL HIREL
Dans la même rubrique :
Vincennes TV, en direct du festival ! - 27/01/2010Des tables rondes pour les pros du cinéma - 22/01/2010Un festival, 4 jours, 4 hommages - 21/01/2010Festival : demandez le programme ! - 21/01/2010Théma : « l’Enfance au cinéma » - 16/01/2010 |
AUTRES RUBRIQUES :
Les dernières réactions des lecteurs
Laurent Lafon s'attaque au conseil général
0 Commentaire
- 06/07/2010
Plein de Pestacles à Vincennes
0 Commentaire
- 06/07/2010
Infos XML
Meteorologic RSS Previsions a 3 jours
|





A propos de Vincennes Hebdo