Pour l'amour du cinéma"On veut ce festival comme une auberge espagnole, qu'il y en ait pour tous les goûts et tous les âges. Nous, on est un généraliste de l'amour du cinéma. Ces Rencontres ne sont pas enfermées dans un genre, un registre national, une cinématographie." Une vraie profession de foi que ces mots de Frédéric Vidal. C'est autour de cette vision de l'universalité du cinéma que tous les cinéphiles se retrouvent à Vincennes.
Pas question de se reposer sur ses lauriers : notre festival du cinéma est encore si jeune. Et pourtant, il progresse d'année en année. "On peut exprimer au travers du patrimoine un amour de la cinéphilie, estime Frédéric Vidal, le fondateur de ces rencontres. "D'année en année, on envoit un signal. Bien sûr, cette année, nous allons rendre un hommage à Jocelyn Quivrin, mais aussi récompenser un courant nouveau, celui de ces jeunes comédiens qui aiment tout autant être devant que derrière la caméra. Nous avons donc créé un prix pour celles et ceux qui s'exposent en passant derrière la caméra."
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Autre source de légitimité : le prix Langlois, à la notoriété mondiale. "Il a créé un noyau autour de lui, imaginé le concept de cinémathèque. Quand Resnais a reçu le prix Langlois, il a préféré venir le chercher qu'assister au dîner des César. Il a récompensé des Bouquet, des Seydoux . C'est aussi un
prix découvreur de talents, comme la Nouvelle vague ou Kurosawa. On honore des talents dans la même inspiration d'épicurien du cinéma." "Langlois, collectionneur, a été un des premiers à dire "à quoi bon avoir des trésors si on ne les montre pas, qu'on les laisse accumuler la poussière sur des étagères ? Il faut en même temps être en éveil sur de nouveaux talents, comme Cédric Klapisch la première année. C'est le patrimoine du cinéma de demain."
Et un film de jadis peut aussi connaître une deuxième vie, rentable, publique et sur grand écran. Les nombreux spectateurs à assister aux Rencontres en sont d'ailleurs la preuve vivante ; "Je dirais que entre Méliès et Star wars, la seule différence c'est la technologie", affirme Frédéric Vidal. Il y a une 2e vie qui devient un business, c'est évident. Je connaissais Jack Valenti, je le rencontrais à Cannes quand je travaillais sur les archives du festival . Je lui disais qu'un jour, le patrimoine allait devenir à la mode. Il y en a qui préfèrente thésauriser sur une étagère, d'autres oeuvrent à une deuxième vie des films, comme avec Playtime. On en parlait il y a dix-douze ans, et depuis les choses ont changé. Le vintage est à la mode : regardez quans l'INA a mis ses archives en ligne. C'est tout aussi vrai pour l'ECPAD. La consumérisation du patrimoine, cela coûte de l'argent, mais cela permet aussi d'amortir la numérisation autrement. Il y a un marché potentiel pour les films de patrimoine. Car on a tous des écrans plats, des home cinéma, mais on perd l'émotion du spectacle collectif."
Infos pratiques Tarifs : Pass 1 jour : 5 euros ; Pass Festival (4 jours) : 15 euros Gratuit pour les moins de 15 ans et les chômeurs (sur présentation d’un justificatif) Rencontres Internationales du Cinéma de Patrimoine & Prix Henri Langlois : 01 43 98 27 37 i[ Vendredi 22 Janvier 2010
VH
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