My Place, New York à Vincennes

Des boutiques de shopping à la New Yorkaise, voilà une définition qui colle à merveille aux deux My Place de la Rue Raymond du Temple. Rencontre avec leur inventeur, Phlippe Quentin.



My Place, New York à Vincennes
Directeur artistique, designer es mode, directeur de collections... Les appellations, Philippe Quentin, 35 ans et natif de Vincennes, pourrait les collectionner depuis qu'il a ouvert son concept de boutique shopping mode en septembre 2007, suivi d'une seconde en septembre dernier. L'idée force : se faire plaisir, en partant à la découverte des marques rares et chics sélectionnées par le créateur des lieux : " Chez nous, il n'y a pas de cible, explique-t-il. Le choix est un mélange de ma culture personnelle, de mes expériences passées (j'ai travaillé dans des groupes de luxe), de mon carnet d'adresses, des échanges d'informations entre pros, des salons à l'étranger. Il faut être en éveil, avec l'esprit affûté, bref s'intéresser aux autres."
(Photo Thibaut Plaire)

My Place, New York à Vincennes
Il n'y a plus de saison
Mais une boutique shopping façon New York à Vincennes, c'est quoi, exactement ? "C'est se dire qu'il n'y a plus de saison, que l'on ne se sent pas obligé de travailler en produits, en complémentarité de gamme. On est dans le shopping, l'achat coup de coeur, précise Philippe. On ne vient pas chez My Place pour contenter un besoin, on y vient pour se faire plaisir." Et, d'emblée, un petit café accueille le passant ou la visiteuse, contribuant avec la déco design et la musique tendance à créer une véritable ambiance. "Boire un café crée un dialogue, un rapport différent. My Place, ce n'est pas de la fringue, c'est un mode de vie, un lieu d'échanges, de rencontres. Il nous arrive même d'organiser des nocturnes et des open bars."
(Photo Thibaut Plaire)

Un goût universel
Mais qui vient chez My Place ? Quand on reste un peu, on est surpris. Pas question de profil type : on passe en un quart d'heure du cadre looké friday wear à la jeune urbaine chic, puis au jeune à la recherche de sa marque fétiche. "Je pense qu'on peut comparer notre clientèle à un melting pot, estime Philippe Quentin. C'est aussi bien le jeune de 15 ans qui vient chasser sa paire de Feiyue (Ndlr : les baskets franco-chinoise qui sont en train de détrôner les Converse) qu'un trentenaire amateur de belles chemises Joe Black ou une femme juste venu chercher une étole." Bref, pas question de tomber dans le copier-coller, la boutique type, la franchise lambda. "Le concept My Place est à l'opposé d'un système standardisé, affirme son directeur artistique. Il représente une conception du goût et de l'élégance. Etant très sensible à la notion de rapprochement, de suppression des frontières. je pense avoir un goût universel, Je ne peux pas faire ce que je fais en re-créant des barrières. Et puis les gens veulent choisir, qu'il y ait aussi bien des choses à 15 euros que des sacs à 1000 euros."
(Photo Thibaut Plaire)

My Place, New York à Vincennes
Le sens du détail
C'est dans le souci du détail, de l'harmonie, le jeux des couleurs et des matières que réside l'élégance. "Le souci du détail, ça a un prix. Je ne rentre pas de produits juste pour faire du chiffre. Nous avons régulièrement des produits moins chers, mais qui restent tout aussi exigeants en termes de style. On est obligé de faire du beau !" Et de l'utile aussi : la boutique veille à proposer uniquement des sacs biodégradables ou recyclables pour emballer les shoppings des clients. Philippe Quentin réfléchit également à lancer des collections de bijoux, accessoires et prêt-à-porter maison réalisés avec des entreprises de micro-crédit.
(Photo Thibaut Plaire)

My Place, New York à Vincennes
A chacun son vestiaire
"La mode, ce n'est pas se costumer ; on peut oser sans être excentrique !" My Place l'avait déjà prouvé avec le magenta tendance de sa charte graphique. On retrouve ce sens de l'élégance dans la sélection proposée au fil des semaines. Nous avons donc profité de l'occasion pour demander à Philippe Quentin de partager avec nous sa vision du vestiaire masculin et féminin : "Dans le vestiaire masculin, je pense que la chemise va revenir en force, sous toutes ses formes. Il va y avoir une vraie exigence pour de nouvelles chemises de qualité. D'un côté, on trouve la belle chemise à porter avec le costume, et de l'autre la chemise qui remplace le polo. Même si, pour moi, le polo reste un produit très agréable à porter. J'ai d'ailleurs été le premier à faire du polo pour hommes sur Vincennes, avec quatre marques."
(Photo Thibaut Plaire)

My Place, New York à Vincennes
Et côté accessoire ? "Je crois toujours à la cravate, mais pas avec une veste de ville ou un costume. Juste la cravate, légèrement dénouée avec une chemise chic. Regardez la cravate tricot : cela fait 20 ans qu'on n'en avait pas vu à Vincennes. Les plus classiques l'achètent dans l'esprit d'avant, et les jeunes de 25 ans dans un esprit mode !" Quant au pantalon, "je crois toujours à la prédominance du jean, même si on a déjà travaillé le coton gratté, le velours. My Place proposera d'ailleurs cet hiver une superbe collection de pantalons coton/cachemire et un autre basique indémodable mais revisité dans sa forme : le pantalon flanelle. Chicissime !"
(Photo Thibaut Plaire)

My Place, New York à Vincennes
(Photo Thibaut Plaire)

Mardi 30 Juin 2009
JUDIKAEL HIREL